En 1994, l'écrivain anglais Mark Simpson définissait dans un article du journal The Independent, le métrosexuel par ce qui suit : « The metrosexual, is an urban male of any sexual orientation who has a strong aesthetic sense and spends a great deal of time and money on his appearance and lifestyle », littéralement, comme un homme urbain, de n'importe quelle orientation sexuelle, avec un sens esthétique développé et qui dépense beaucoup d'argent et de temps pour son apparence et son style de vie.
Toutefois il fallu attendre les années 2000 pour que métrosexuel devienne un mot à part entière, personnifié par David Beckham, égérie de la tendance. Bientôt, d'autres personnalités connues vont le rejoindre, tels que Robbie Williams, Brad Pitt ou encore Frédéric Michalak… Bien qu'ayant des caractéristiques typiquement féminines ou du comportement gay, le métrosexuel n'en demeure pas moins un hétérosexuel pur et dur. Comment le reconnaître ? Outre sa passion pour le shopping, il a entre 20 et 40 ans, aime à suivre la mode, les modes, vit en ville, fréquente les lieux les plus branchouilles de l'instant…
Ce qui est peut-être la caractéristique essentielle du « métro » c'est qu'il n'hésite pas à prendre soin de lui ; la pince à épilée devient l'une de ses plus fidèles amies, les cosmétiques deviennent nécessaire à sa survie et ses placards s'agrandissent ! D'un point de vue comportemental, il est un homme moderne qui a dépassé la séparation hommes/femmes et il le fait savoir, prenant soin de son intérieur, aimant souvent faire la cuisine. Et le côté néfaste ? Paraît-il que certains seraient narcissiques et aigris… Personnellement je ne vois vraiment pas…
Mais depuis quelques temps déjà, on assiste à une sorte de mutation d'une partie de la métrosexualité qui devient « übersexuel » (de l'allemand über, sur). Dans cette conception, le désir de mode va subsister, mais se transformer. On va ici privilégier le côté viril de l'homme, ce petit côté qui a rassuré et qui rassure encore un grand nombre de nos voisines femmes ; la définition la plus acceptable du phénomène serait sûrement de dire que l'homme übersexuel se tourne moins vers lui-même et plus vers les autres. Cet individu masculin, qui pourrait être George Clooney ou encore Antonio Banderas, est sûr de lui, de ses actes, et il exhibe fièrement quelques poils visibles par le col de sa chemise, de même il aime porter une barbe de deux ou trois jours… C'est donc un homme qui se laisse aller ? Non, ce qui est paradoxal, c'est que tout ceci est entièrement voulu et travaillé ; l'homme sera viril – sans être macho – à toute épreuve et privilégiera la classe…par excellence !
Qui l'emportera lors du combat final ? Doit-on se mettre de la crème adoucissante après le rasage ou avoir la flemme de toucher au rasoir ?
Automatiquement un conseil me viendrait en tête : demandez donc à votre femme…
J.B.Bizebarre
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